mardi 17 avril 2012

Of Monsters and Men

Sympathique découverte musicale. C'est en anglais mais ça vient du Grand Nord.

Little Talks, chanson extraite de l'album My Head is an Animal du groupe islandais Of Monsters and Men.

vendredi 6 avril 2012

Compte à rebours pour Indridason & Läckberg

Ce printemps deux grosses pointures s'en viennent :

La muraille de lave, d'Arnaldur Indridason, chez Métailié en mai (en France).
Le 8e titre de la série Erlendur sera dans les librairies québécoises à partir du 5 juin.
D'après la présentation de l'ouvrage, Erlendur est toujours en excursion dans l'est; c'est au tour du strict et compassé Sigurdur Oli de mener l'enquête.

La sirène, de Camilla Läckberg, aux éditions Actes Sud, début juin (en France).
La 6e aventure du tandem Erica & Patrik.
Arrivera-t-il au Québec avant l'été? Ma boule de cristal reste désespérément opaque...

Du côté du format poche, Läckberg inaugure ce printemps la collection Babel avec le premier livre de sa série: La princesse des glaces.

mardi 3 avril 2012

L'Écho des morts disponible en poche


Le très bon Écho des morts (eh oui, encore Johan Theorin...) vient de sortir en format poche au Québec, à 13.95$

Un roman qui navigue très habilement sur la ligne entre histoire policière et histoire de fantômes.

Conseil: je recommande fortement de ne pas lire la quatrième de couverture ni les résumés des sites de vente en ligne...

dimanche 1 avril 2012

Devine qui vient dîner en juin?


Johan Theorin est bientôt de retour!

På stort alvar est attendu en Suède ce printemps, vers le 1er juin.

Le petit mot au-dessous du titre donne un indice important sur la nature de la chose: "Noveller". På stort alvar ne sera pas un roman mais un recueil de nouvelles, à paraître chez Wahlström & Widstrand.

Onc' Johan, après Sankta Psyko (pas encore de traduction annoncée), proposera à ses lecteurs une quinzaine d'histoires courtes se déroulant sur l'île d'Öland. Gerlof Davidsson aura un rôle dans quelques unes d'entre elles.

Ces histoires courtes auront pour cadre la vaste lande (d'où le titre), les côtes d'Öland et les eaux sombres de la Baltique. Selon le site de l'éditeur, Theorin s'inspire ici des contes et légendes qui ont bercé les étés de son enfance (la famille de sa mère est originaire de l'île). On devrait ainsi croiser dans ces aventures des chiens bizarres, des morts pas très tranquilles, des archéologues mal en point, des cygnes aux mœurs homicides, des pêcheuses d'anguilles peu vêtues... et des énigmes criminelles.

Välkommen tillbaka, Herr Theorin!

dimanche 13 novembre 2011

Sous le charme de David Vann

La semaine dernière, David Vann est venu passer quelques jours au Québec.

Une petite fée travaillant à Gallimard Ltée (salut, Anne!) m'a aimablement proposé d'assister à une "conférence-causerie" dimanche dernier à la librairie Le Port de Tête.

Le public était accueilli notamment par Éric Blackburn, copropriétaire, et Florence Noyer directrice adjointe de Gallimard Ltée.

La librairie est petite mais bien agencée, avec plein de bouquins dans tous les coins (j'ai remarqué entre autres une bio usagée de Samuel Beckett en anglais, posée nonchalamment sur le bord d'un meuble).

Le Perrier était excellent, un grand cru... comme j'avais un souper juste après j'ai fait l'impasse sur le vin et le fromage.

Le vin et la bouffe c'est bien, mais l'important ce soir-là c'était David Vann!

* * *

La lecture de Sukkwan Island m'avait beaucoup plu, découvrir l'auteur et l'écouter parler de son travail était par conséquent un grand plaisir.
Je savais déjà que l'écrivain avait du talent, j'ai pu constater que l'homme est un excellent raconteur, plein d'humour et bourré de charme.

Impossible de résumer toutes les anecdotes racontées. Cela allait de la "tranche de vie" (Vann est un des quatre hommes de sa famille a avoir coulé un bateau...) jusqu'à sa vision du travail d'écrivain, en passant par la longue marche vers le succès.
Deux mots sur les difficiles débuts: durant des années aucun éditeur américain n'a voulu de Sukkwan Island. C'est finalement grâce à un concours littéraire qu'il a trouvé le chemin des librairies: le premier prix décerné par le jury était... une publication! Mais encore fallait-il que l'on parle du livre. C'est un article laudateur du New York Times qui a lancé le roman. Les traductions ont ensuite commencé (Gallmeister le premier) et voilà un autre auteur qui peut enfin espérer vivre de son travail!


De Sukkwan Island il a bien sûr beaucoup été question (prix Médicis du roman étranger l'an dernier). Surprise, plusieurs auditeurs n'avaient pas encore lu le bouquin! Heureusement pour les retardataires, le roman paraît en format poche dans la collection Totem chez Gallmeister. Pas cher, 11.95$ pour un petit roman magistral.

Par considération pour ceux qui n'avaient pas encore lu le roman, tout n'a pas été dit sur la fameuse "page 113" et la fin du livre.
On a toutefois pu apprendre que le déroulement de l'histoire a avant tout surpris... son auteur, qui avait en tête un scénario bien différent.

David Vann s'intéresse beaucoup au rôle de l'inconscient dans le travail de l'auteur. Avec humour (ai-je déjà dit qu'il n'en manquait pas?) il déclare ne comprendre totalement ses romans que deux ou trois ans après les avoir écrits...


Désolations s'est trouvé un peu éclipsé par le précédent roman! On y retrouve les grands espaces, une cabane dans les bois (David Vann en a profité pour ironiser sur son goût pour les cabanes en bois paumées dans les forêts), un couple en crise et une adolescente. Là encore il s'agit d'une tragédie humaine plutôt qu'une histoire d'amour avec Mère Nature... à suivre!

* * *
À venir

Éric Blackburn a demandé à David Vann s'il comptait écrire un roman plus léger, voire drôle. Vann a répondu (avec un grand sourire) que dans ses récits le seul humour qu'il utilisait était le noir: le ridicule et l'absurde surgissent volontiers dans les événements les plus tragiques, et c'est cela qui intrigue l'auteur. En l'écoutant je pensais très fort à la deuxième partie de Sukkwan Island...

En anglais va paraître Dirt durant le premier semestre 2012, et Goat Mountain est en chantier. On changera de décor: bye bye le Grand Nord, hello la Californie!

* * *

Petit ajout: le compte-rendu de Morgane de Carnets Noirs, à l'occasion du passage de David Vann à la librairie Monet (avec vidéo) . En passant Morgane, chapeau, à ta place j'aurais succombé au stress ;-)

mercredi 26 octobre 2011

Je veux revoir ma Normandie...

Eh bien oui, j'en ai assez de voir se succéder en France les festivals, conférences, colloques et débats consacrés à la littérature scandinave. C'est décidé, demain je fais mes boites!

Le dernier festival en date (merci Patrick pour l'info) se déroulera début novembre à Caen et ses environs - Les Boréales, un festival en Nord.

Tout y passe: bouquins, cinéma, théâtre... et comme c'est la Normandie (Basse, mais tout de même) j'ose à peine imaginer ce que les festivaliers vont manger et boire.

Le programme complet est disponible dans un (gros) fichier PDF. 24 heures seront consacrées au polar nordique. Je repère immédiatement un débat "Le polar nordique va-t-il tuer la littérature nordique?" (ah bon, le polar ce n'est pas de la littérature?), un atelier d'écriture "Noir sur blanc, comment écrire un polar polaire?", "12h33 - Déjeuner - menu scandinave à 16 euros" (ha! je le savais qu'ils allaient s'empiffrer!), une projection de La Cité des jarres (le film), Mons Kallentoft sera là de même que Stefan Mani, il y aura une "sensibilisation à la culture finlandaise", une expo sur les auteurs de polars suédois ("Scènes de crimes en Suède"), etc etc etc...

Si vous assistez à ce festival, et tout particulièrement aux événements consacrés au polar :
1) soyez assuré(e) de ma jalousie la plus cordiale,
2) n'hésitez pas à signaler vos "billets de festival" en commentaire.

mardi 25 octobre 2011

S'iz a shod... ikh redt nisht keyn yiddish !


Ce n'est pas un polar, mais... ça mérite un coup d’œil.

À la découverte du Montréal yiddish, de Chantal Ringuet, éd. Fides, est un essai fouillé, contenant nombre de reproductions de documents d'époque et photographies.

On y découvre une Montréal du début du XXe siècle, lorsque de nombreux Juifs ashkénazes fuyant les pogroms et la misère de l'Europe de l'Est (notamment la Russie tsariste) venaient tenter leur chance dans le Nouveau Monde.

C'était un temps où le yiddish était la troisième langue parlée à Montréal, après le français et l'anglais...

Feuilleté quelques passages seulement, mais ça semble prometteur.

Au menu:

Le chapitre 1 présente la langue et la culture yiddish, la littérature yiddish (presse, éducation...), l'arrivée des yiddishophones à Montréal, etc.

Le chapitre 2 se penche sur les différentes vagues migratoires, les immigrants eux-mêmes, la manière dont ils étaient perçus par les francophones et anglophones, et les quartiers où vivaient (et parfois vivent encore) les yiddishophones.

Le chapitre 3 décrit les institutions communautaires (synagogues, écoles, la Bibliothèque Publique Juive, etc.)

Le chapitre 4 s'intéresse aux personnalités, notamment dans le monde des lettres.

Le chapitre 5 enquête principalement sur le yiddish à Montréal aujourd'hui.

Le chapitre 6 propose une petite balade dans la ville, avec entre autres le Plateau Mont-Royal et Outremont.

* * *

Sur un thème voisin on trouve aux éditions du Septentrion Les communautés juives de Montréal, par Pierre Anctil et Ira Robinson (2010).
Pour les simples curieux ou les passionnés, Assimil a sorti l'an dernier un Yiddish sans peine.

Enfin, quelques célèbres Varnishkes pour la route... chantés par Svitlana Rabinovych.